Le jury du prix Renaudot a écarté « C’était ça ou mourir », le roman de l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, de sa liste finale annoncée le 28 octobre. Cette décision intervient après plusieurs semaines de controverses sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture du livre et après la rupture entre l’auteur et son éditeur canadien, les Éditions du Boréal. Et six romans font désormais partie des finalistes du prix Renaudot, selon son jury.

À rappeler que présidé par Frédéric Beigbeder, le jury du prix Renaudot avait surpris en conservant dans sa deuxième sélection, début octobre, le roman du Canado-Haïtien, malgré la controverse autour de l’utilisation de l’IA dans son roman.
« Il ne nous était pas possible de conserver le livre d’Orélien à partir du moment où son éditeur canadien avait décidé de couper tout lien avec lui », a expliqué le secrétaire général du prix Renaudot, Georges-Olivier Châteaureynaud, à l’AFP. « Le doute est désormais exclu », a-t-il ajouté.
À noter que cette annonce fait suite à la décision de l’éditeur canadien du roman « C’était ça ou mourir» de couper tout lien avec l’auteur.
Par ailleurs, le jury du Renaudot a sélectionné comme finalistes les romans Le Palais de François-Henri Désérable (Gallimard), La méthode de David Djaïz (Stock), Stay Free de Patrice Jean (Le Cherche midi), Un corps indocile de Osvalde Lewat (Philippe Rey), Eugénie sous les bombes d’Anne Percin (Buchet Chastel) et Heures sauvages de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d’Ormesson).
La sélection des essais compte quatre finalistes : Dictionnaire amoureux du bonheur de Jean-Paul Enthoven (Plon), L’Odyssée de l’Odyssée de Christophe Ono-dit-Biot (Grasset), La guerre éternelle d’Olivier Rolin (Gallimard), et La vie brute de Joy Sorman (Flammarion), alors que le nom du vainqueur sera dévoilé le 3 novembre.
Décodage Info







