Decodage info, 11 janvier 2026
Le PAPJAZZ a pris fin hier samedi soir à l’hôtel Karibe, concluant quatre journées de concerts intenses et de rencontres musicales. Dans un contexte sécuritaire encore précaire, l’événement a néanmoins rassemblé un public fidèle, confirmant la volonté des organisateurs et des mélomanes de préserver cet espace culturel devenu emblématique au fil du temps pour la capitale haïtienne.

Organisé du 7 au 10 janvier par la Fondation Haïti Jazz, le festival s’est principalement déployé à Pétion-Ville. L’hôtel Karibe a servi de scène principale, tandis que d’autres sites partenaires, dont le Quartier Latin, ont accueilli certaines activités. Ce recentrage géographique, assumé par les organisateurs, visait à optimiser la logistique et à renforcer les dispositifs de sécurité autour des spectacles.
Après une édition 2025 largement portée par des artistes locaux, le PAPJAZZ a renoué cette année avec une programmation plus ouverte à l’international.
Des musiciens venus d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine ont foulé les scènes du festival, parmi lesquels le pianiste espagnol Chano Domínguez, la chanteuse américaine Georgia Heers, l’Aaron Goldberg Trio (États-Unis) et le musicien mexicain Daniel Torres.
La scène haïtienne, pilier du festival, a également occupé une place de choix. Des artistes confirmés tels que Bélo, Eddy François et Riva Précil ont partagé l’affiche avec des formations appréciées du public, notamment Le Créole Jazz, Deep Pockets et Zanmitay, dont les prestations ont marqué la deuxième soirée au Karibe.
Fidèle à sa mission de promotion de la relève, le PAPJAZZ a mis en lumière de jeunes voix à travers l’activité « Ann chante Dadou Pasquet », organisée au Quartier Latin en hommage à l’icône haïtienne disparue. Pour cette édition, Edwine Fils, Jennyma Briffil et la jeune chanteuse Sungee ont porté cet espace de transmission et de mémoire musicale.
Malgré les contraintes liées au climat sécuritaire, la mobilisation du public est restée notable sur l’ensemble des sites.
Plusieurs festivaliers ont salué la tenue de l’événement. « C’est un signal d’espoir, une manière positive d’entamer l’année », a confié une participante lors de la soirée de clôture. Venue du Canada, Anabelle estime pour sa part que le PAPJAZZ « demeure un rendez-vous incontournable pour la musique et la culture haïtiennes ».
À travers cette 19e édition, la Fondation Haïti Jazz réaffirme sa détermination à assurer la pérennité du festival, présenté comme l’un des rares événements culturels internationaux à se maintenir de façon régulière dans la capitale, malgré les défis persistants.
La Rédaction
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