À l’ombre de l’échéance constitutionnelle, le KPC plaide pour une reconfiguration de la transition

Alors que l’échéance du 7 février 2026 se rapproche inexorablement, marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le parti Konviksyon pou Chanjman (KPC) est monté au créneau en dévoilant une nouvelle proposition destinée à désamorcer la crise politique persistante en Haïti.

Décodage Info, le 19 janvier 2026.

Fruit de consultations prolongées avec la plateforme DEBLOKE HAITI, qui fédère plusieurs organisations de base et partis politiques, cette initiative se veut une réponse à l’enlisement institutionnel et à la détérioration continue de la situation sociale et économique du pays. Pour le KPC, le temps n’est plus aux demi-mesures : l’urgence impose des décisions structurantes et inclusives.

Dans le texte rendu public, le parti dresse un constat sévère du fonctionnement actuel de la transition. Il insiste sur la nécessité d’une passation du pouvoir marquée par la bonne foi et la responsabilité du CPT, tout en remettant en question la capacité du gouvernement dirigé par Didier Fils-Aimé à jouer un rôle autonome dans le processus politique, le considérant étroitement lié au Conseil présidentiel.

Le KPC pointe également l’absence de consensus entre les conseillers présidentiels quant à un mécanisme de sortie de crise avant la date butoir de février 2026. Une impasse qui, selon la formation politique, prolonge l’incertitude nationale et accentue la vulnérabilité d’une population déjà durement éprouvée.

Alertant sur un « péril imminent » si aucune mesure corrective n’est prise, le KPC lance un appel à l’ensemble de la classe politique, l’invitant à dépasser les clivages et à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité historique. Le parti estime que la gravité de la situation actuelle ne saurait être ignorée par aucun acteur impliqué dans la gouvernance du pays.

Pour sortir de l’ornière, le KPC propose la création d’un nouvel organe de transition composé de cinq membres. Trois de ces représentants seraient désignés au sein du CPT, à l’issue de consultations internes, tandis que les deux autres émaneraient de partis et d’organisations politiques n’ayant pas adhéré à l’accord du 3 avril 2024.

À travers cette proposition, le KPC entend se positionner comme une force de médiation et de proposition, plaidant pour une transition plus équilibrée, plus inclusive et susceptible de conduire à un apaisement durable de la crise politique.

Reste désormais à déterminer si cette initiative saura convaincre les autres forces politiques et les structures en place, dans un climat dominé par la défiance, l’urgence et l’absence de consensus national.

La Rédaction

DÉCODAGE INFO

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