Décodage Info, 30 janvier 2026
Pour la première fois depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, l’armée israélienne ne conteste plus le bilan des victimes communiqué par le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Selon ces données, plus de 70 000 Palestiniens ont perdu la vie depuis le déclenchement du conflit en octobre 2023.

Interrogé par le média français RFI, un responsable militaire israélien a indiqué qu’il n’y avait « ni commentaire ni démenti » concernant ces chiffres, tout en précisant que seules les communications diffusées par des canaux officiels feront foi. Cette position marque un tournant, alors qu’Israël réfutait jusque-là les statistiques palestiniennes.
Depuis le début des hostilités, les données du ministère de la Santé de Gaza ont été analysées par de nombreuses organisations internationales et équipes de recherche indépendantes. Un large consensus s’est progressivement dégagé sur leur crédibilité, ce qu’Israël ne remet désormais plus en cause.
La majorité des victimes seraient des civils. Des enquêtes médiatiques antérieures faisaient état d’une proportion très élevée de morts non combattants.
L’armée israélienne affirme actuellement travailler à une évaluation plus précise de la répartition entre civils et combattants.
Ce bilan ne prend toutefois pas en compte les personnes portées disparues, possiblement ensevelies sous les décombres, laissant craindre un nombre réel de victimes encore plus élevé.
La Rédaction
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