Décodage Info, 10 février 2026
La Platfòm Yon Nouvèl Ayiti et Debout pour la dignité, deux organisations regroupant des leaders de la diaspora haïtienne, ont pris position sur la transition politique en cours en Haïti. Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 8 février 2026, elles ont réaffirmé la nécessité de respecter la Constitution haïtienne, notamment l’article 149, et ont présenté leur vision d’une transition légitime, souveraine et résolument tournée vers l’organisation d’élections libres, inclusives et crédibles.

À cette occasion, Wilner Cayo, leader de la plateforme, a dressé un constat sévère de l’action du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’il juge incapable de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections devant permettre le retour à l’ordre constitutionnel.
Selon lui, la diaspora haïtienne, forte de plusieurs millions de ressortissants, entend jouer un rôle actif dans la reconstruction nationale, en mettant à contribution ses ressources financières, professionnelles et techniques au service du relèvement durable du pays.
Toutefois, Wilner Cayo a insisté sur le principe de responsabilité nationale et constitutionnelle, rejetant toute solution imposée de l’extérieur. « Des pays confrontés à des crises similaires ont su se relever. Haïti le peut aussi », a-t-il déclaré, appelant les Haïtiens à une meilleure organisation collective pour sortir du marasme actuel.
À l’occasion du 40ᵉ anniversaire du 7 février 1986, date marquant la chute de la dictature, le leader a livré un bilan sans complaisance : « Quarante ans de recul, de tutelle, de gaspillage et de souffrance. » Pour lui, la seule voie légitime, légale et institutionnelle demeure l’application stricte de l’article 149 de la Constitution, lequel prévoit que le président de la Cour de cassation assure la gouvernance en cas de vacance du pouvoir. Il considère cette disposition non comme un simple détail juridique, mais comme une garantie de souveraineté et un acte de dignité nationale.
Par ailleurs, Wilner Cayo a averti que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel constitue une violation de la souveraineté nationale et ne fait qu’aggraver la déstabilisation du pays. En conclusion, il a lancé un appel pressant aux forces vives de la nation, organisations sociales, structures citoyennes et citoyens engagés , à dépasser leurs divergences pour sauver Haïti.
Il a également exhorté à la construction d’un rapport de force pacifique, condition essentielle, selon lui, à l’émergence d’une nation unie, fière et prospère, fondée sur la solidarité et la responsabilité collective.
La Rédaction
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