écodage Info, 24 février 2026.–
Le président du Comité d’orientation stratégique du parti En Avant, Jerry Tardieu, a livré une intervention ferme lors de la cérémonie de présentation du Pacte national, en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de membres du gouvernement et de représentants du corps diplomatique.L’ancien député a salué une initiative qu’il qualifie d’historique, soulignant que des partis appelés à s’affronter lors des prochaines compétitions électorales ont accepté de transcender leurs divergences afin de créer un cadre minimal d’entente politique.

Toutefois, il a averti que la portée réelle du Pacte dépendra essentiellement des actions concrètes du pouvoir exécutif.Insistant sur la nécessité d’un climat sécuritaire stable, Jerry Tardieu a appelé le gouvernement à créer les conditions indispensables à l’organisation d’élections crédibles, conformément au calendrier établi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Il a rappelé que depuis les dernières élections générales de 2016, le pays demeure plongé dans une crise institutionnelle prolongée.Évoquant la situation dramatique des personnes déplacées internes, il a estimé que le rétablissement de la sécurité constitue un préalable incontournable à leur retour dans leurs quartiers d’origine.
Il a également mentionné l’importance de sécuriser les axes routiers stratégiques ainsi que l’aéroport, afin de permettre la reprise normale des activités économiques.Se référant à l’article 18 du Pacte, il a plaidé pour la mise en place d’une administration électorale professionnelle, compétente et strictement respectueuse des prescriptions légales.
Il a également recommandé une évaluation rigoureuse des travaux déjà entrepris par le CEP et a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement la diaspora dans le processus électoral.Par ailleurs, en citant l’article 9, il a salué les efforts déployés par la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dans la lutte contre les groupes armés, notamment à travers les opérations coordonnées avec la Force de Répression des Gangs (FRG).
En conclusion, l’ancien parlementaire de Pétion-Ville a renvoyé la responsabilité historique au chef du gouvernement et à l’ensemble des acteurs politiques. Selon lui, l’incapacité à poser des actions décisives pourrait condamner le pays à une transition sans fin, compromettant durablement la stabilité et la légitimité démocratique.
La Rédaction
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