Le Département du Logement et du Développement urbain des États-Unis (HUD) a proposé, le 19 février 2026, une nouvelle réglementation qui interdirait l’accès aux logements fédéraux subventionnés aux familles comprenant au moins un membre en situation irrégulière.

Selon le texte soumis, les autorités locales responsables de la gestion des logements sociaux seraient tenues d’informer les locataires considérés comme non éligibles aux programmes d’aide fédérale, ouvrant la voie à d’éventuelles expulsions.
Le secrétaire au Logement, Scott Turner, a défendu la mesure en affirmant : « Il est temps que la situation des étrangers en situation illégale bénéficiant de logements sociaux prenne fin, alors que des citoyens américains souffrent. »
Cette initiative s’inscrit dans la ligne dure adoptée par l’administration de Donald Trump en matière d’immigration, caractérisée par un renforcement des contrôles et des restrictions visant les personnes sans statut légal.
La proposition suscite cependant de vives critiques. Plusieurs organisations de défense du droit au logement dénoncent une mesure qu’elles jugent contraire à la législation fédérale. Le groupe de réflexion Center on Budget and Policy Priorities estime que si la règle entrait en vigueur, près de 80 000 personnes pourraient perdre leur logement, dont environ 37 000 enfants citoyens américains.
D’après des informations rapportées par NPR et Politico, le débat juridique et politique autour de cette proposition s’annonce particulièrement intense.
Avant toute application, le projet devra suivre le processus réglementaire fédéral, incluant une période de consultation publique, ce qui laisse encore place à d’éventuels ajustements ou contestations judiciaires.
La Rédaction
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