Port-au-Prince, 4 mars 2026
La nomination de Mario Andrésol au poste de ministre de la Défense suscite de vives critiques. Ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique, il est pointé du doigt pour un bilan jugé faible et une incapacité à produire des résultats tangibles face à une insécurité persistante depuis plus d’un an.

Pour ses détracteurs, cette promotion apparaît avant tout comme un geste politique plutôt qu’une récompense fondée sur le mérite ou la performance. Dans un contexte où la population souffre quotidiennement de l’insécurité, l’ascension d’un responsable dont le passage à la Sécurité publique a été marqué par l’inaction renforce le sentiment d’injustice et de déconnexion entre le pouvoir et les besoins réels de la société.
Les critiques dénoncent également l’absence de stratégie claire, le manque de leadership et de plan d’action concret qui auraient pu améliorer la situation sécuritaire. Selon eux, Mario Andrésol aurait accumulé les occasions manquées, laissant la crise s’aggraver sans réponse efficace. Sa promotion enverrait ainsi un message inquiétant : l’échec n’empêcherait pas l’ascension politique.
Cette décision risque de fragiliser davantage la confiance de la population dans les institutions et d’accentuer la perception d’un pouvoir déconnecté des réalités du terrain. Les attentes sont désormais élevées, mais pour beaucoup, elles semblent irréalistes au regard du bilan passé. Sans résultats rapides et visibles, la nomination de Mario Andrésol pourrait devenir le symbole d’un favoritisme politique au détriment de l’efficacité et de la sécurité nationale.
La rédaction
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