Parallèlement à la crise économique qui secoue Haïti, la situation sécuritaire dans le pays, dans le département de l’Artibonite particulièrement continue de se dégrader de manière alarmante. Alors que les violences perpétrées par des groupes armés se multiplient, la Police Nationale d’Haïti (PNH) est accusée de privilégier la communication au détriment d’actions concrètes sur le terrain.

Dans une note publiée le 31 mars 2026, l’institution policière a annoncé la poursuite d’opérations dans plusieurs localités, notamment Tè Nwa, Bwa 9 et Monwi. Pourtant, ces annonces contrastent violemment avec les témoignages en provenance de zones comme Jan Deni, où la population affirme avoir été abandonnée face à la brutalité des gangs.
Le massacre survenu récemment dans cette localité a suscité l’indignation de plusieurs organisations, dont l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), qui dénonce une violation grave du droit à la vie. Sur le terrain, les récits font état de maisons incendiées, de familles exécutées et d’une absence quasi totale des forces de l’ordre au moment des attaques.

De nombreux observateurs dénoncent une stratégie sécuritaire réduite à des interventions ponctuelles, souvent limitées à la sécurisation temporaire de certains axes, sans réelle présence durable. Cette approche alimente le sentiment d’abandon d’une population livrée à elle-même.
Peu à peu, une fracture sécuritaire s’installe : d’un côté, des zones sous surveillance éphémère servant de vitrine institutionnelle ; de l’autre, des territoires entièrement laissés aux mains des groupes armés. Dans ce contexte, les communiqués officiels apparaissent de plus en plus déconnectés de la réalité vécue par les citoyens.
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