Le gouvernement haïtien et l’Organisation des Nations Unies ont signé, ce samedi 2 mai 2026, un accord de siège pour le Bureau d’Appui des Nations Unies en Haïti (BANUH). La cérémonie s’est tenue à la Chancellerie en présence de plusieurs hauts responsables de l’État.

Officiellement présenté comme une avancée majeure pour la stabilité du pays, cet accord s’ajoute pourtant à une longue série de dispositifs onusiens en Haïti. Depuis plus de deux décennies, l’ONU est présente sur le territoire haïtien à travers différentes missions successives, sans parvenir à enrayer durablement la dégradation sécuritaire et institutionnelle.
La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a insisté sur le rôle du BANUH dans le soutien à la sécurité et à la stabilité nationale, notamment dans la lutte contre les groupes armés. Elle a également lié cette coopération à la relance économique et à l’organisation des élections.
De son côté, la cheffe du BANUH, Daniela Kroslak, a évoqué un cadre juridique essentiel pour renforcer la coopération entre Haïti et les Nations Unies.
Cependant, dans l’opinion publique, une question persiste : en quoi cette nouvelle structure se distinguera-t-elle des précédentes missions onusiennes, alors que la situation sécuritaire s’est aggravée malgré la présence prolongée de l’ONU ?
Le gouvernement, de son côté, continue d’affirmer sa volonté de collaboration avec les Nations Unies, dans un contexte où les résultats concrets restent attendus sur le terrain.
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