PORT-AU-PRINCE, 30 octobre 2026 – Le soutien diplomatique dont bénéficiait Alix Didier Fils-Aimé depuis le 7 février 2026 semble s’éroder. Le Canada, qui avait soutenu son maintien à la tête du gouvernement de facto, afficherait désormais des désaccords avec sa gestion de la transition, notamment sur la sécurité, les engagements institutionnels et le processus électoral.

Le retrait du décret relatif au fonctionnement de la Haute Cour de justice et le rétablissement de la sécurité, en vue des élections de 2026, figurent parmi les engagements non concrétisés. La dégradation persistante de la situation sécuritaire renforce les interrogations sur la capacité des autorités à respecter le calendrier de transition.
Sur le terrain électoral, la France, le Canada, l’Espagne et l’Union européenne auraient également pris leurs distances avec le décret électoral modifié, dont certaines dispositions susciteraient des réserves quant à la participation de personnalités au passé controversé.
Selon une source diplomatique contactée par notre rédaction, les ambassadeurs de France, d’Espagne et du Canada ont directement exprimé leurs désaccords au Premier ministre lors d’une récente rencontre.
Ce changement de posture diplomatique marque une nouvelle étape dans les tensions autour de la transition. Pour Alix Didier Fils-Aimé, l’enjeu est désormais de faire face aux contestations sur le plan national et aux réserves grandissantes de partenaires qui avaient pourtant accompagné son maintien au pouvoir.
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