À l’occasion du 222e anniversaire de l’Indépendance d’Haïti, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a publié un message percutant dénonçant l’écart profond entre l’idéal de liberté proclamé en 1804 et la réalité vécue aujourd’hui par la population haïtienne. Dans une déclaration ferme, le syndicat affirme que l’indépendance n’est plus qu’un mot inscrit sur le papier, trahi dans les faits par la montée de l’insécurité, la prolifération des gangs et l’abandon de l’État.

Le SPNH-17 dresse un portrait sombre du pays : violence armée, kidnappings, viols, déplacements forcés et humiliation à l’étranger. Face à ce constat, le syndicat s’indigne : L’indépendance existe sur le papier, mais elle est trahie dans nos pratiques quotidiennes. Il accuse les gangs armés, mais aussi les élites corrompues, les autorités complices et les acteurs internationaux de tirer profit du business de l’insécurité .
Dans un ton résolument mobilisateur, le SPNH-17 appelle à l’unité du peuple haïtien, des victimes et des policiers, soulignant que les ancêtres ont remporté leur combat sans armes sophistiquées, mais avec conscience, unité et courage. Il invite les policiers à se rappeler que leur mission est de protéger le peuple, pas de le combattre*.
Le syndicat déclare l’année 2026 comme année de résistance, exhortant toutes les couches sociales — citoyens, jeunes, femmes, diaspora, et forces de l’ordre — à s’unir pour reprendre le contrôle du pays et restaurer la dignité haïtienne.
Dans un pays marqué par l’instabilité et la désillusion, ce message du SPNH-17 s’inscrit comme un appel fort à une insurrection citoyenne contre la normalisation de la terreur et l’échec de la gouvernance. Le syndicat conclut : L’indépendance n’est pas un héritage, c’est un combat. Ce combat est notre responsabilité à tous !
La Rédaction
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