La montée des violences armées observée depuis le début du mois de janvier 2026 dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince a entraîné une nouvelle vague de déplacements internes.

Décodage Info, le 15 janvier 2026
Selon les données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 5 836 personnes, réparties en 1 635 ménages, ont été contraintes de quitter leur domicile en raison de l’insécurité persistante. Les zones de Bel Air, Wharf Jérémie à La Saline, Delmas 2, Saint-Martin et Tokyo figurent parmi les quartiers durement affectés par ces affrontements.
Toujours selon l’OIM, la majorité des déplacés, soit 86 %, ont été hébergés par des proches ou au sein de familles d’accueil, tandis que 14 % se sont installés dans deux sites qui accueillaient déjà des personnes déplacées internes avant cette nouvelle flambée de violence.
En ce qui concerne les lieux d’accueil, les chiffres indiquent que 42 % des personnes déplacées se sont repliées dans la commune de Port-au-Prince, 29 % à Delmas et 28 % à Cité Soleil.
Il convient de souligner que cette vague de déplacements intervient dans un contexte marqué par l’intensification des opérations policières depuis la fin du mois de décembre 2025. Ces opérations ont conduit à la neutralisation de plusieurs individus armés dans le centre-ville et à Bel Air.
Redoutant d’être pris au piège des affrontements entre les forces de l’ordre et les groupes armés, de nombreux habitants ont préféré fuir précipitamment, laissant derrière eux leurs maisons et leurs biens. La situation demeure particulièrement préoccupante dans ces quartiers de la capitale, où les populations déplacées continuent de faire face à des conditions de vie difficiles, sur fond d’insécurité persistante.
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