Jovenel Moïse: Un ancien juge haïtien reconnaît avoir signé un mandat d’arrêt illégal contre l’Ex-Président

Un ancien juge haïtien, Jean Roger Noelcius, a reconnu avoir signé un mandat d’arrêt illégal contre l’ancien président Jovenel Moïse, lors d’une déposition devant un tribunal fédéral de Miami, le vendredi 20 février 2026.

Cette révélation intervient à quelques jours de l’ouverture d’un procès prévu le 9 mars 2026, dans le cadre du dossier lié à l’assassinat du chef d’État haïtien, survenu le 7 juillet 2021, selon le Miami Herald.Lors de son témoignage par visioconférence, l’ex-juge a admis sous serment qu’il ne disposait d’aucune autorité légale pour engager une procédure contre un président en exercice. Il a également précisé qu’en Haïti, ni des étrangers ni des particuliers ne sont habilités à exécuter des mandats d’arrêt, cette prérogative revenant exclusivement à la Police nationale.

Selon ses déclarations, ce mandat d’arrêt irrégulier aurait servi de prétexte à une tentative d’arrestation et de destitution du président à deux reprises. Il a évoqué notamment les tensions entourant la date du 7 février 2021, marquée par un climat de crise politique et des accusations de tentative de coup d’État. D’après lui, ce document aurait été instrumentalisé dans un contexte de forte contestation autour de la fin du mandat présidentiel.

L’ancien magistrat a également affirmé que certains suspects interpellés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat auraient invoqué ce mandat illégal à plusieurs reprises pour justifier leur intervention. Il a mentionné, entre autres, une lettre adressée à l’ambassadrice américaine de l’époque, Michele Jeanne Sison, dans laquelle ce document aurait été cité comme base d’action.Malgré sa signature au bas du mandat, Jean Roger Noelcius a nié toute implication dans le crime. Il a assuré n’avoir jamais participé à un complot visant à éliminer le président. Il a toutefois accusé l’avocat Mario Beauvoir de l’avoir poussé à s’engager dans cette démarche, affirmant avoir été manipulé.

« Il s’est joué de moi pour me mettre dans cette situation », a-t-il déclaré devant la cour.Plus de quatre ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, de nombreuses zones d’ombre persistent. Alors que la situation politique du pays continue de se détériorer, les véritables motivations et les commanditaires de ce crime restent au cœur des interrogations, tant au sein de la population haïtienne que de la communauté internationale.

La Rédaction

DÉCODAGE lNFO

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