Après plusieurs semaines de silence, l’Église Épiscopale d’Haïti brise enfin le silence. Dans une note officielle datée du 5 avril, elle demande la libération immédiate de plusieurs prêtres et laïcs détenus dans le cadre du dossier portant sur le transport d’armes et de fausse monnaie.

L’institution affirme leur innocence et souligne que les enquêtes judiciaires n’établissent aucune implication de ces religieux et fidèles.
L’Église dénonce également l’usage frauduleux de son nom par un réseau mafieux pour commettre des activités criminelles.
Elle rappelle que ses représentants n’ont jamais autorisé ni participé à de telles opérations et que la détention actuelle de ses membres constitue une injustice flagrante. « La vérité doit être reconnue et la justice rendue », précise le communiqué, soulignant l’importance de protéger la réputation et l’intégrité de l’institution.
Selon l’Église, cette prise de parole vise à informer le public, les organisations de défense des droits humains, ainsi que le peuple haïtien et la communauté chrétienne internationale.
L’institution insiste sur le respect de la loi et sur la nécessité d’éviter toute influence indue sur le fonctionnement de la justice, afin que la lumière soit faite sur ce dossier délicat.
L’Église Épiscopale appelle les autorités judiciaires à agir rapidement et avec diligence. Elle exhorte la libération des membres détenus injustement et rappelle que la confiance dans les institutions républicaines dépend de leur capacité à défendre les droits fondamentaux de tous les citoyens.
La population de Port-au-Prince et d’autres villes suit cette affaire avec une attention particulière, consciente des enjeux pour l’ordre et la justice dans le pays.
Djefferson Leurbours
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