Un nouvel indicateur de la crise du coût de la vie alimente les débats en Haïti. Le syndicaliste Fignolé Saint-Cyr a dénoncé, le 6 avril, un écart qu’il juge révélateur : le salaire journalier d’un ouvrier du secteur textile, fixé à 685 gourdes pour huit heures de travail, est désormais inférieur au prix de l’essence, établi à 725 gourdes.

Intervenant sur Radio Télévision Magik 9, il a mis en lumière les conséquences directes de cette situation sur les travailleurs à faibles revenus.
Selon lui, cette disparité illustre une pression économique de plus en plus forte sur les ménages, déjà confrontés à une hausse généralisée des prix des biens et services essentiels.
Le syndicaliste a également critiqué les décisions relatives à l’ajustement des prix du carburant, estimant qu’elles affectent de manière disproportionnée les couches les plus vulnérables de la population.
Il appelle à une mobilisation pour contester cette mesure, qu’il considère comme un facteur aggravant des conditions de vie déjà précaires.
Pendant ce temps, la contestation gagne du terrain. À Pétion-Ville, des habitants ont déjà bloqué plusieurs axes routiers pour dénoncer la cherté de la vie, signe d’une tension sociale croissante.
Djefferson Leurbours
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