Dans l’ombre d’un crime qui a bouleversé toute une nation, les vérités continuent de s’entrechoquer, révélant davantage de zones grises que de certitudes.

Décodage Info, 10 avril 2026– L’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse n’en finit pas de livrer ses fragments de récits contradictoires, où chaque déclaration semble autant accuser qu’elle interroge.
L’ancien sénateur John Joël Joseph a récemment ravivé les tensions en pointant du doigt James Solages, qu’il accuse d’avoir dirigé l’opération meurtrière. Selon lui, il aurait été délibérément écarté afin d’éviter toute opposition de sa part. Ces déclarations ont été formulées dans le cadre de la procédure judiciaire en cours aux États-Unis, notamment devant un tribunal fédéral à Miami, où plusieurs accusés sont poursuivis dans cette affaire.
En face, la riposte ne s’est pas fait attendre. L’avocat de James Solages rejette catégoriquement ces accusations, dénonçant une stratégie opportuniste de la part de John Joël Joseph, qui tenterait de réduire sa peine en réécrivant les faits. Cette bataille de récits met en évidence une réalité troublante : plus de trois ans après le drame, la justice peine encore à établir une vérité incontestable, tandis que les principaux acteurs se renvoient la responsabilité dans un climat de méfiance généralisée.
Pour rappel, John Joël Joseph a été condamné en décembre 2023 à la prison à perpétuité aux États-Unis pour son implication dans l’assassinat. Malgré cette condamnation, les développements récents montrent que le dossier reste ouvert sur le plan des responsabilités individuelles, alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour faire toute la lumière sur ce crime aux ramifications nationales et internationales.
Djefferson Leurbours
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