Le maire de la commune de Dessalines, Dunord Siléus, a annoncé sa démission dans une déclaration au ton particulièrement critique, dénonçant ce qu’il qualifie de « silence complice de l’État » face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans la commune.

Décodage, 16 avril 2026
Dans une note rendue publique, l’édile explique qu’il ne peut plus continuer à assumer ses fonctions dans un contexte où les autorités locales se retrouvent sans moyens ni accompagnement pour protéger la population. Cette décision, lourde de sens, intervient après plusieurs mois d’alertes répétées restées sans réponse concrète.
Une gestion devenue impossible
Selon Dunord Siléus, la situation sécuritaire s’est progressivement aggravée, rendant la gestion municipale extrêmement difficile. Il évoque des attaques armées, la peur constante au sein de la population et une paralysie croissante des activités économiques et administratives.
Le désormais ex-maire affirme que la mairie ne dispose ni des ressources ni du soutien nécessaire pour faire face à une crise qui dépasse largement les compétences d’une collectivité territoriale. Il dit avoir sollicité à plusieurs reprises l’intervention des autorités centrales afin de renforcer la sécurité dans la commune.
Des appels restés sans réponse
Dans son message de démission, Dunord Siléus insiste sur les nombreuses démarches entreprises auprès des instances étatiques pour obtenir une assistance urgente. Il affirme que ces appels n’ont jamais débouché sur des mesures concrètes, laissant la commune dans une situation de grande vulnérabilité.
Pour lui, cette absence de réaction traduit un abandon des collectivités locales confrontées à la violence. Il estime que continuer à occuper ses fonctions sans soutien réel reviendrait à cautionner une situation qu’il juge intenable.
Un signal d’alarme politique
Au-delà de sa démission, l’ancien maire souhaite attirer l’attention nationale sur la gravité de la crise qui frappe plusieurs communes du pays. Il appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour rétablir la sécurité et permettre aux institutions locales de fonctionner normalement.
Cette démission soulève également des interrogations sur la continuité de la gouvernance municipale et sur les dispositions qui seront prises pour éviter une aggravation de la crise dans la région.
Une commune sous pression
Marchand-Dessalines, située dans le département de l’Artibonite, fait partie des zones particulièrement exposées à l’insécurité. La démission de Dunord Siléus met en lumière les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les autorités locales face à l’expansion de la violence.
Ce départ marque un nouvel épisode dans la série de signaux d’alarme lancés par des responsables locaux, et relance le débat sur la capacité de l’État à répondre efficacement à la crise sécuritaire qui touche plusieurs régions du pays.
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