Ce mercredi 23 avril 2026, la Commission sur la sécurité continentale de l’Organisation des États américains (OEA) a tenu une réunion autour d’un thème brûlant : la promotion de la coopération régionale dans la lutte contre les gangs. C’est dans ce contexte que Frantz Elbé, Ministre Conseiller et responsable des affaires de sécurité à la Mission permanente d’Haïti auprès de l’OEA, est intervenu au nom de la délégation haïtienne.

Washington, 23 avril 2026. — Lors de sa prise de parole, il a dressé un tableau global de la situation sécuritaire en Haïti. Selon lui, les institutions policières font face à de lourdes contraintes, tant en ressources humaines qu’en équipements.
Malgré les efforts des vaillants policiers, des militaires, les appuis du gouvernement et de la communauté internationale, notamment l’augmentation des effectifs, la modernisation des équipements et la mise en œuvre de programmes de renforcement institutionnel tels que le projet P-4000, le H-TAC et le programme SECURE-Haïti — les forces de sécurité nationales ont besoin d’un support effectif de la Force de Repression des gangs pour contenir la violence des gangs à court terme, a soutenu Frantz Elbé.
C’est là le cœur du message porté devant ses homologues du continent : Haïti ne sollicite pas la charité, mais une solidarité concrète. Une solidarité qui doit se traduire par des actions tangibles, notamment le renforcement des capacités opérationnelles, le déploiement accéléré de forces d’appui dans la lutte contre les gangs, ainsi qu’un engagement durable visant à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité.
En définitive, l’intervention de Frantz Elbé devant l’OEA remet au centre du débat la crise multidimentionnelle haïtienne et la nécessité d’une réponse globale, coordonnée combinant action sécuritaire, lutte contre l’exclusion sociale, création d’emplois et l’accès accru à l’éducation.
Azaine Mauryle
Vant Bèf Info (VBI)







