La diffusion d’un projet de décret électoral attribué aux autorités de transition provoque de vives réactions dans la classe politique haïtienne. Plusieurs partis politiques dénoncent un texte modifié par rapport à la version initiale du Conseil électoral provisoire (CEP), notamment sur les conditions d’éligibilité et l’organisation administrative de l’institution.

Le point le plus contesté concerne la création d’un poste de directeur général au sein du CEP. Des acteurs politiques estiment que cette mesure pourrait renforcer l’influence du pouvoir exécutif sur l’organisme électoral et affaiblir son indépendance.
Des juristes et observateurs de la vie publique alertent également sur certaines dispositions jugées potentiellement contraires à la Constitution haïtienne.
Ils craignent que le texte puisse restreindre l’accès de certains candidats au processus électoral, remettant ainsi en cause le principe d’égalité devant la loi.
Cette controverse intervient dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante, une forte instabilité institutionnelle et des désaccords sur l’organisation des prochaines élections générales.
Face à cette situation, plusieurs secteurs de la société appellent à l’ouverture d’un dialogue national inclusif. Ils estiment qu’un consensus politique est indispensable pour garantir un processus électoral crédible, transparent et accepté par l’ensemble des acteurs.
Décodage Info







