Décodage Info, 16 janvier 2026
À quelques semaines de la fin officielle de son mandat, fixée au 7 février, le Conseil présidentiel de transition (CPT) s’apprête à entamer une série de consultations avec des partis politiques et des organisations de la société civile. Ces échanges, attendus dès ce week-end, interviennent dans un climat de forte défiance entre les acteurs politiques et les autorités de la transition.

Plusieurs formations politiques et représentants de la société civile ont été invités à prendre part à ces rencontres prévues sur deux jours. Toutefois, la participation de certains acteurs demeure incertaine.
Des responsables politiques indiquent être en consultation avec leurs structures respectives avant de confirmer leur présence, évoquant un manque de concertation durant la majeure partie du mandat du CPT.
« Pendant toute la transition, les structures ont été tenues à l’écart. Il est légitime de s’interroger sur le sens de ces démarches à la dernière minute », confie un responsable politique sous couvert d’anonymat, tout en confirmant une rencontre programmée pour ce dimanche.
Selon des informations concordantes, les conseillers présidentiels envisageraient de proposer une nouvelle architecture de gouvernance. Celle-ci consisterait à confier aux forces politiques et aux organisations de la société civile un rôle accru dans la gestion gouvernementale, y compris dans la désignation d’un nouveau Premier ministre.
Les membres du CPT conserveraient, pour leur part, leur position à la tête de l’État durant une période de transition supplémentaire de deux ans, qui s’achèverait le 7 février 2028.
Cette initiative, encore au stade de discussions, suscite déjà de vives interrogations. Pour plusieurs observateurs, la crédibilité de la démarche dépendra de la transparence du processus, de l’inclusivité réelle des consultations et de leur capacité à ouvrir la voie à un retour à l’ordre constitutionnel.
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