Décodage Info, le 22 février 2026.-
Des organisations politiques, économiques et sociales ont signé, le samedi 21 février 2026, à l’hôtel Kinam 2, un Pacte national structuré en 30 articles répartis en neuf sections. Ce document encadre la période intérimaire ouverte le 7 février 2026, précise les responsabilités du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et fixe les bases sécuritaires, institutionnelles et électorales devant conduire aux prochaines élections.Intitulé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », le texte établit le cadre juridique de la transition.

Il s’appuie sur la Constitution, sur plusieurs décrets relatifs à l’organisation administrative et territoriale du pays, ainsi que sur des résolutions internationales encadrant l’appui sécuritaire. Le document acte la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition et confie l’exercice du pouvoir exécutif au Conseil des ministres, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, jusqu’à l’installation d’autorités élues.
Les six premiers articles définissent les responsabilités du gouvernement durant la transition. Le chef du gouvernement est chargé de constituer un cabinet technique et impartial, fondé sur la compétence et l’éthique. Les membres de l’exécutif devront s’abstenir de toute utilisation partisane des ressources publiques. La mission centrale consiste à garantir la continuité de l’État, à rétablir un climat de confiance et à créer les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation des élections.Le texte insiste sur la neutralité de l’exécutif et sur la nécessité d’un leadership équilibré afin de restaurer la crédibilité des institutions.
La question sécuritaire occupe une place centrale dans le pacte. Plusieurs articles prévoient le renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles de la PNH et des FAd’H. Le gouvernement devra assurer la libre circulation sur l’ensemble du territoire, sécuriser les axes routiers et renforcer le contrôle des espaces maritime et aérien.
Le document évoque également une coopération structurée avec la Force de Répression des Gangs (FRG), conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Il prévoit la remobilisation de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), ainsi que la mise en œuvre de programmes sociaux en faveur des quartiers précaires et des personnes déplacées internes.Un volet important est consacré à l’organisation des élections et au renforcement institutionnel. Le pacte prévoit la modernisation de l’administration électorale, la fiabilisation du registre électoral, l’utilisation d’outils numériques pour la publication rapide des résultats et l’intégration des Haïtiens vivant à l’étranger dans le processus.
Des ajustements constitutionnels limités pourraient être proposés et soumis à ratification populaire lors du premier tour des scrutins.Enfin, un Comité consultatif, composé de représentants des secteurs signataires, est chargé de suivre la mise en œuvre de la feuille de route et du calendrier électoral.Selon l’article 4 du document, les consultations en vue de la formation d’un nouveau cabinet ministériel sont déjà en cours. Par ailleurs, un Conseil des ministres pourrait se tenir dès ce lundi 23 février 2026.
La Rédaction
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