Sous les projecteurs, une police absente : les huit mois controversés de André Jonas Vladimir Paraison

Huit mois après sa nomination à la tête de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison se retrouve sous les projecteurs mais pas pour les bonnes raisons.

Décodage Info, 8 avril 2026– Très présent dans les médias, le directeur général multiplie interviews, déclarations et promesses de fermeté. Sur le terrain, pourtant, le constat est beaucoup moins reluisant : dans des régions comme l’Artibonite, les habitants continuent de subir la violence des gangs, souvent sans réponse visible de la police.

Entre communication omniprésente et absence d’action concrète, son leadership est aujourd’hui sévèrement critiqué.
Dans le département de l’Artibonite, la population vit sous la pression constante des groupes armés.

Attaques répétées, déplacements forcés, pertes humaines : les habitants dénoncent une absence criante de l’État et, en particulier, de la PNH. Alors que les gangs étendent leur influence, une question revient avec insistance : où est la police ?
Le contraste est saisissant.

D’un côté, un directeur général très actif dans la capitale, multipliant annonces et prises de parole. De l’autre, des zones entières livrées à elles-mêmes, où les appels à l’aide restent sans réponse. Cette fracture entre communication et action alimente un profond sentiment d’abandon.
Certes, la crise sécuritaire en Haïti est d’une complexité extrême.

Certes, les moyens de la police demeurent limités face à la puissance des groupes armés. Mais pour de nombreux observateurs, ces contraintes ne sauraient justifier l’inaction perçue dans des territoires stratégiques comme l’Artibonite, devenu l’un des principaux foyers de violence.

Plus inquiétant encore, cette situation fragilise davantage la confiance déjà précaire entre la population et les autorités.

Une institution qui communique sans résultats tangibles risque de perdre toute crédibilité, au moment où le pays a le plus besoin d’une réponse sécuritaire forte, visible et efficace.

Après huit mois à la tête de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison est confronté à une réalité implacable : les discours ne suffisent plus. Dans un pays profondément marqué par l’insécurité, seule une action concrète sur le terrain pourra inverser la tendance. Faute de résultats rapides et perceptibles, son passage risque d’être retenu non pour ses promesses, mais pour le silence pesant des populations livrées à elles-mêmes.

Wendy Anderson Hérissé
Décodage Info

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