Décodage Info 10 avril 2026 — La confiance entre la population et les forces de l’ordre reste profondément ébranlée ces temps-ci en Haïti, les bavure policière son monaie courantenotamment à cause de l’aggravation de la crise d’insécurité qui frappe le pays depuis des années. C’est dans cette perspective que 24 instructeurs de l’École nationale de police ont suivi, du 6 au 8 avril, une formation axée sur les droits humains. Parmi eux, huit femmes.

Soutenue par des partenaires internationaux, dont des agences onusiennes et américaines, cette initiative s’inscrit dans le programme P-4000, censé intégrer les principes fondamentaux des droits humains dans les pratiques policières haïtiennes. Une ambition récurrente, souvent affichée, mais dont les résultats peinent encore à convaincre sur le terrain.
Selon le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), cette formation visait à renforcer les capacités pédagogiques des participants, appelés à former à leur tour les nouvelles recrues.
Une stratégie de « formation des formateurs » présentée comme un levier de transformation interne.
Mais au-delà des sessions en salle, le véritable défi reste l’application concrète de ces principes dans un climat d’insécurité généralisée, où les dérives et abus continuent d’alimenter les critiques contre la PNH.
Les autorités espèrent néanmoins que ce type d’initiative contribuera à améliorer les pratiques et à restaurer une confiance largement entamée. Un pari ambitieux, dans un pays où l’État de droit demeure encore fragile.
Décodage Info







