À l’Administration générale des Douanes (AGD), ce qui devait être un pilier de la régulation économique nationale ressemble de plus en plus à une zone grise où les règles semblent à géométrie variable. La nomination de Gérald Remplais, malgré de lourdes accusations judiciaires, cristallise les critiques et alimente le sentiment d’un État tolérant, voire complice, face à des pratiques contestées.

Les signaux d’alerte se multiplient sans qu’aucune réponse claire ne soit apportée. Des opérations jugées opaques, un manque de traçabilité dans la gestion des biens publics et une absence de contrôle rigoureux nourrissent les soupçons d’un système où la transparence recule au profit d’intérêts particuliers.
Pendant ce temps, la situation des employés contractuels vire au scandale social. Des centaines d’entre eux, certains au service de l’institution depuis plus de dix ans, affirment ne pas avoir reçu leur salaire depuis des mois. En parallèle, l’intégration massive de nouveaux contractuels proches de la direction actuelle renforce l’idée d’un favoritisme assumé, au détriment de travailleurs déjà précarisés.
Face à cette accumulation de faits troublants, le silence des instances de contrôle interroge autant qu’il inquiète. Le rôle supposé de Édouard Baussan dans certaines dynamiques internes renforce l’impression d’un système verrouillé, où les mécanismes de reddition de comptes peinent à s’imposer.
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