Avant d’imposer l’austérité à une population déjà épuisée, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé devrait d’abord démontrer que l’État est capable de se discipliner lui-même. Tolérer que des matériels publics restent entre les mains d’anciens conseillers, sans mandat ni fonction officielle, ne relève pas d’un simple détail administratif.C’est le symptôme d’un pouvoir qui laisse prospérer les privilèges tout en exigeant des sacrifices.

Décodage, 4 avril 2026–
Exiger des efforts d’une population étranglée par la crise, tout en fermant les yeux sur la dilapidation des ressources publiques, traduit un double discours difficilement défendable.
Chaque véhicule, chaque équipement, chaque avantage financé par les contribuables et détourné à des fins privées constitue une provocation de plus pour des citoyens déjà sommés de se serrer la ceinture.
Cette passivité envoie un signal préoccupant : celui d’un État incapable d’imposer la rigueur à ses propres anciens collaborateurs, mais rapide à restreindre les marges de survie de la population.
Peut-on sérieusement parler de discipline budgétaire lorsque la gestion des biens publics tolère encore privilèges, passe-droits et abus ?
Pour être crédible, le gouvernement doit commencer par le sommet. La récupération immédiate, rigoureuse et transparente des biens de l’État n’est pas une option : c’est une exigence minimale. Sans cela, toute politique d’austérité risque d’apparaître comme une énième manifestation d’hypocrisie politique.
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