Lutte contre la corruption: Laurent Saint-Cyr prêche la transparence, mais des soupçons persistent au sein du CPT

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a réaffirmé l’engagement de l’État haïtien dans la lutte contre ce fléau qui gangrène les institutions publiques. Lors d’une cérémonie officielle tenue à l’hôtel Karibe, placée sous le thème « S’unir aux jeunes contre la corruption: façonner l’intégrité de demain », le chef de l’État a appelé à une mobilisation collective, en particulier des jeunes, pour bâtir une culture d’intégrité.

Dans son allocution, le président du CPT, Laurent Saint-Cyr a souligné que « la transparence constitue le socle de la confiance citoyenne » et que l’éducation est la première arme pour combattre la corruption. Toutefois, il a également salué le rôle de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) et des institutions de contrôle, tout en insistant sur leur indépendance et la nécessité d’une justice équitable pour tous.

Mais derrière les mots forts et les appels à l’intégrité, des contradictions persistent au sein même du Conseil Présidentiel de transition, notamment certains conseillers président ont été éclaboussés dans une affaire de corruption avec la Banque Nationale de Crédit (BNC). Si ces allégations n’ont pas encore donné lieu à des poursuites judiciaires, elles jettent une ombre sur la crédibilité du discours présidentiel.

Le décret du 16 avril 2025, créant des pôles judiciaires spécialisés dans le traitement des crimes financiers, est présenté comme une avancée majeure. Néanmoins, son application reste timide, et les résultats concrets peinent à convaincre une population de plus en plus sceptique face aux promesses de réforme.

Dans un pays où la corruption est souvent perçue comme endémique, les déclarations politiques ne suffisent plus. La société civile attend des actes forts, des enquêtes impartiales et des sanctions exemplaires. Car si les institutions de contrôle sont les « gardiens de la transparence », comme l’a affirmé le président, encore faut-il qu’elles puissent agir sans entraves, y compris contre les proches du pouvoir.

Cette activité a été présidé par le directeur de l’ULCC Me Hans Jacques Ludwig Joseph, une évènement qui a rassemblé plusieurs personnalités au niveau national et international notamment le ministre de l’économie et des finances Alfred Métellus, chef des affaires politiques et de la bonne gouvernance auprès du BINUH, Sancho Coutinho, l’ambassadeur du Canada André François Giroux et d’autres membres du corps diplomatique ainsi que des représentants d’organisations internationales, des hauts fonctionnaires de l’état entre autres.

La rédaction

DÉCODAGE INFO

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